vendredi, août 29, 2008
DE LA MECHANCETE, DE L'IGNORANCE
Depuis plusieurs jours, en cette rentrée 2008, la médiacratie s'interesse de nouveau à Dominique de Villepin.
Alors que les nuages s'ammoncellent tant sur le plan intérieur (dette, pouvoir d'achat et moral des Français en berne, remontée du chômage...) que sur les théatres extérieurs (crise du Caucase, Afghanistan, Moyen-Orient....) et que notre ancien Premier Ministre intervient de manière sérieuse et responsable à l'occasion de la présentation de son nouvel ouvrage sur l'empire napoléonien, que pensez-vous que tous ces journalistes fissent ?.
Ils le dénigrent lui cherchant je ne sais quelle arrière pensée, lui reprochant tour à tour de ne pas s"opposer suffisamment à Nicolas Sarkozy et de ne pas vouloir (en tout cas dans un avenir proche) se présenter à une élection, quand ce n'est pas lui rappeler sans cesse cette affaire Clearstream et autre CPE. Mais qui ne fait pas d'erreurs? Je ne comprends pas cette méchanceté, cette quasi haine, vis à vis de cet homme qui pour moi est un Homme d'Etat.
Comme s'ils n'aimaient pas les hommes trop intelligents. Il faut dire qu'il est différent et ne s'abaisse pas à cette vulgarité, à ce "copinage politiques-médias" : en un mot en ces temps de "sarkozysation des esprits", il est comme hors du temps, hors norme.
Aussi, je m'associe tout naturellement, aussi bien sur le fond que sur la forme à mes amis villepinistes du blog http://halte-au-complot-contre-villepin.over-blog.com/ qui ont très bien fait de laisser un commentaire sur le site du magazine Marianne, à propos de l'article intitulé
http://www.marianne2.fr/L-etonnante-mutation-de-Dominique...
Vous l'avez constaté, la prestation télévisée de Dominique de Villepin au Grand Jury de dimanche dernier a un peu surpris la blogosphère, et même déçu de nombreux villepinistes. Les commentaires déposés sur les blogs politiques en disent long sur le désarroi qui s’est emparé des uns et des autres, qui pensent avoir peut-être perdu en Dominique de Villepin un homme politique capable d'incarner une conscience et de se poser en défenseur de l'intérêt général, c'est-à-dire en défenseur de l'intérêt de la France. Si son expression a semblé plus consensuelle, plus diluée que par le passé, Dominique de Villepin a tenu à nous redire que la vie politique devait être guidée par la défense de principes forts. Dominique de Villepin a toujours démontré qu’il était animé de tels principes, qui sont tout simplement ceux du peuple français. Le contenu de l’appel du 14 février de Marianne, ainsi que son paraphe aux côtés d’autres responsables politiques, sont là pour en témoigner.
Certes, d’aucuns peuvent regretter l’époque où il exprimait, en un choc frontal et usant de flèches bien acérées, sa désapprobation quant au chemin emprunté par l’équipe actuellement au pouvoir. Mais nous devons nous interroger sur la pertinence de tels chocs frontaux. Ont-ils permis d’obtenir quelque infléchissement que ce soit dans la politique menée ? Ont-ils permis une quelconque réorientation des actions politiques lorsqu’elles semblaient nocives ? Interrogeons-nous : les idées émises alors par Dominique de Villepin et les critiques constructives dont il n’avait pourtant pas été avare ont-elles été relayées et retenues pour nourrir une quelconque réflexion au service de notre société ? De nombreux journalistes ne se sont-ils pas plutôt empressés de le dépeindre sous les traits d’un batailleur-querelleur, d’un homme aigri qui serait mû par un esprit de vengeance ? Combien d’interviews dans la presse écrite ou audiovisuelle où sa parole a été coupée pour tenter de l’amener sur le terrain du fantasme de ces journalistes : dans l’arène des joutes romaines ! Leur bonheur aurait culminé si du sang avait pu couler. Et la France et les Français dans tout cela ? En quoi notre condition en a-t-elle été améliorée ?
Dominique de Villepin n’a pas été seul à subir ce sort. Souvenons-nous de François Bayrou. Il n’intéressait la presse que dans la mesure où il pouvait sortir ses griffes, mais dès qu’il s’exprimait sur le fond des dossiers, il était tourné en ridicule, tout comme Ségolène Royal, Laurent Fabius, Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan et tant d’autres. Que dire du traitement réservé au Parti Socialiste dont on tente d’exploiter les difficultés de reconstruction afin de totalement le décrédibiliser... et le sortir du jeu politique. Pourtant, d’autres partis ont eu eux aussi, à leurs heures, à traverser de telles épreuves.
Notre intérêt à nous citoyens, est que notre démocratie soit aussi vivante que possible. Pour cela, il est indispensable que tous les acteurs politiques restent bien audibles, afin de nourrir le débat sur les grands sujets qui nous concernent. Or, dans quel rôle trop de Français se laissent-ils trop facilement enfermer ? Dans celui de cracheurs de venin, aussitôt qu’une personnalité politique tente d’élever le débat ou même parfois de le créer. À l’heure où la situation de la France se détériore sérieusement et où se multiplient les crises internationales menaçantes, nous devons veiller à ne pas faire, malgré nous, le jeu de tous ceux, politiciens ou militants, qui sont déjà dans une logique électorale et dont l’unique motivation est de saisir la moindre occasion pour dénigrer et décrédibiliser toute autre voix que celle qu’ils souhaitent voir un jour accéder au pouvoir. Le pouvoir pour quelles réalisations, et quelle ambition pour les Français et la France? Se le demandent-ils seulement ? Les nombreux articles récents qui enterrent Dominique de Villepin nous renseignent sur cet état d’esprit.
Dans notre contexte politique, nous soutenons la démarche de Dominique de Villepin qui souhaite que ses idées soient entendues et relayées, et nous espérons, pour le bien de tous les Français, que le Parti Socialiste et le Mouvement Démocrate retrouvent rapidement une présence sur le terrain des idées, le seul qui vaille pour notre avenir à tous. Tous les efforts doivent s’additionner, et non pas se soustraire, et chacun des acteurs du jeu politique doit pouvoir exercer sa vigilance, selon sa propre sensibilité. Oeuvrons à ce que le temps de la réflexion et de la proposition puisse s’installer dans notre société ; celui de l’évaluation viendra à coup sûr, puisque nous continuerons d’être les gardiens vigilants de notre démocratie.
L'équipe du blog "
Et pourtant tous ces journalistes, que dis-je ces journaleux pour certains d'entre eux, devraient écouter et lire les explications et convictions claires de Dominique de Villepin.

Heureusement, certains après avoir entendu nos deux Ministres de la Défense et des Affaires Etrangères ne s'y sont pas trompé et ont fort bien compris les enjeux. Ils suffisait de voir et d'écouter Axel Poniatowski au Journal du soir de France 3, ce 27 août.
Cela nous change des geticulations et des vociférations d'un Bernard Kouchner qui confond aide humanitaire et enjeux géostratégiques.
Quant à l'Europe, plus divisée que jamais car ayant en son sein nombre de pro-atlantistes, elle ne peut que gesticuler, malheureusement, alors qu'elle aurait un grand rôle à jouer.
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| Tags : dominique de villepin, russie, kouchner, journalistes |
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